Cette bibliographie avec notes n’a pas pour objectif de faire le résumé des références citées. Elle a plutôt intérêt, de mettre en évidence de petits détails non verbaux intéressants observés par leurs auteurs.
Cette bibliographie est bien évidemment très loin d’être exhaustive.
N’hésitez pas à prendre contact avec nous, si certains ouvrages méritent selon vous que l’on relève leur attention pour une raison non verbale ou une autre.
Bateson Grégory, Pour une Ecologie de l’esprit, Coll Seuil, Paris, 2 tomes, 1977. Avec les tenants de l’Ecole de Palo Alto , le premier à avoir vraiment introduit la dimension systémique de façon si systématique , dans la communication non verbale. Il semble être le premier à montrer ce qui se trame derrière de simples croisements de jambes et à laisser entendre que ces derniers ne sont pas tous négatifs . Il introduit la théorie du double bind. (Contradiction entre le langage verbal et le langage non verbal)
Bekdache K : L’organisation verbo-viscéro-motrice au cours de la commnunication verbale selon la structure spatiale ou poxémique , Thèse , 3ème cycle , Lyon 2. Il montre que nous ne faisons pratiquement plus aucun geste lorsque nous sommes au téléphone. Le gestes ont donc un intérêt autre que celui d'être de simples illustrateurs de la pensée.
Bidhwhistell Ray : Kinesics and context : essays on body motion communication, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1970. Ray Birdwhistell est un des précurseurs dans l’analyse des micro-mouvements de communication , ce qu’il appelle la kinésique. Son premier ouvrage date de 1950.
Borod J.C : “ Interhemisphéric and intrahémispheric control of emotion : a focus on unilateral brain damage ” , Journal of Consulting and Clinical psychology 60, 1992. Il montre combien les émotions ne font pas intervenir les deux parties du visage. C’est le contrôle inconscient qui est responsable du fait que la partie droite du visage reste tendue. Nous en arrivons par l'observation aux mêmes conclusions et nous opposons en cela aux auteurs qui pensent que la dissymétrie des deux parties du visage serait la preuve du mensonge.
Buser Pierre : Cerveau de soi, cerveau de l’autre, Ed Odile Jacob, 1998, 432 pages. (P.291) Pour Pierre Buser de manière générale, le sujet normal, même en vision libre, est curieusement plus touché par l’expression émotionnelle de la partie gauche d’un visage qu’il examine (par son hémisphère droit) que par celle de la partie droite .”
Calbris Geneviève : L’expression gestuelle de la pensée d’un homme politique. Geneviève Calbris, CNRS Editions, 2003, 205 pages. Elle montre à travers l’étude du langage non verbal de Lionel Jospin que le geste n’est pas un « illustrateur » du mot, encore moins selon elle l’expression de la pensée. Pour elle si le geste se contentait d’illustrer la parole, il serait redondant par rapport à l’information délivrée verbalement. Pour elle le geste est un élément constitutif de l’élaboration de la pensée, un élément préverbal qui participe à la formation des idées. Son travail est intéressant parce qu'il est sérieux et systématique. En revanche il a le tord de tirer des conclusions générales à partir de la gestuelle de Lionel Jospin sur lesquelles nous sommes en désaccord. Sa démarche ignore trop souvent la dimension systémique de la communication de l'auteur parlant face à des journalistes dont la position dans l'espace est à notre sens sous évaluée. En outre le rôle des hémisphères cérébraux dans la gestuelle n'est pas évoqué, alors qu'en fort situation de stress (et c'est le cas), il joue un rôle important.
Château (de) Peter a montré en 1983 que les mères gauchères portent elles aussi leur bébé du bras gauche. Cf in Vauclair Jacques Cerveau et Psycho,4, 2004, pp 24-25.
Crigley Hugo D , Dolan Raymond et Christophe .J : “ neural activity relating to generation and representation of galvanic skin conductance responses : a functional magnetic resonance imaging study”, Journal of neuroscience 20, 2000, pp.3030-3040. Ils démontrent que les cortex somato sensoriels de l’insula et de SII. Sont impliqués dans la production des microdémangeaisons. Les microdémangeaisons ne sont donc pas des tics. Ce que nous disons depuis prés d'une vingtaine d'années.
Darwin Charles : The expression of the Emotions in Man and Animals . Ed John Murray, Londres, 1872 . C'est le classique par excellence. Il explique contre l'avis de son temps au XIXème siècle, que les émotions activent les mêmes zones du cerveau et déclenchent les mêmes réactions, quel que soit l’endroit de la planète où elles sont observées.
Cacioppo J.T, Petty R .E, Tassinary L.G : Social psychophysiology : A new look. Advances in Experimental Social Psychology, 22, pp 39-91. Ces auteurs démontrent que les meilleurs communicants ont un pouvoir de contagion, qui leur permet de transmettre leurs émotions, en direction des gens plus introvertis, même s'ils ne parlent pas. LI>
Cook M et Smith J.M.C : The role of gaze in impression formation, British Society, Clinical psychology, 14, 1975 pp.19-25.En l’espace de dix secondes environ, alors même que nous avons le sentiment de nous “ fixer ”, nos yeux regardent même près de vingt points environ sur le visage de l’autre ! alors même que nous pensons nous regarder fixement dans les yeux.
Coudon Dr Olivier : Les rythmes du corps, Edition du Nil, 1997, 260 pages. Il explique que les enfants possèdent un mécanisme de régulation cardiaque , qu’il mettent en œuvre grâce à des mouvements comme le balancement de jambe par exemple. Les enfants balancent souvent leurs jambes plus inconsciemment du monde pour se calmer, être moins anxieux et davantage à l’écoute . Ils régulent alors ce que les spécialistes ce que les spécialistes appellent les rythmes ultradiens de haute fréquence.
Damasio Antonio.R : L’erreur de Descartes, Ed Odile Jacod, 1995, 396 p. Antonio Damasio montre combien les émotions simulées ne font pas intervenir les deux parties du visage, précisément parce qu’un contrôle de l’hémisphère gauche reste en place, alors que lorsque le émotions sont vraiment spontanées les deux parties du visage collaborent et s’ouvrent ensemble. A notre avis son hypothèse de travail insistant fortement sur l’aspect simulation lui empêche de voir que c’est le contrôle inconscient plutôt que la simulation consciente qui est responsable de la dissymétrie.
Damasio Antonio, Gabowski Thomas J, Bechaa Antoine, Damasio Hanna, Ponto, Laura L.B, Parvisi Josf et Richard D : « Subcortical and cortical brain activity during the feeling of self generated emotions, Nature Neuroscience, 3, 2000, pp.1049-1056. Ces chercheurs montrent que les changements intervenus dans la conductivité de la peau précèdent toujours l’impression d’éprouver une sensation et qui plus est, un sentiment. Ce phénomène est important à lire si nous voulons comprendre par quoi sont sous tendues mes microdémangeaisons.
Davidson Richard, Ekman Paul, Senulius S, Friesen W : Emotional Expression and brain physiology I : Approach /withdrawal and cerebral Asymetry », Journal of personality and Social psychology. 58, 1990 : Les auteurs montrent que si nous adoptons une expression donnée, nous voyons se produire en nous, les changements physiologiques qui accompagnent l’émotion correspondante. Ex : Le fait de sourire engage le cerveau vers l’activité neurophysiologique du bonheur
Dimberg : Ulf : Facial electromyography and emotional reactions. Psychophysiology, 27, 1990, pp. 481-494. Inconsciemment lorsque nous sommes face à autrui, notre visage épouse à un moment ou à un autre la forme de ces traits pour parvenir à comprendre ce que ressent cette personne. Ce mécanisme d’empathie est un mécanisme tout à fait à fait inconscient. Cette hypothèse a été mise en lumière et démontrée par Ulf Dimberg un chercheur suédois a constaté en plaçant des capteurs sur le visage, que face à un autre visage, de légers mouvements de nos propres muscles faciaux traduisaient exactement l’émotion correspondante à l’état de notre interlocuteur. Nous épousons donc la mimique de muscles faciaux que nous ne voyons pourtant pas bouger à l’œil nu.
Eibl Eibesfeldt Irenaüss : L’homme programmé, Trad, Flammarion, 1976 , 256 pages. Il avait découvert que lorsque les êtres humains, hommes ou femmes, entrent en contact , leurs sourcils se lèvent préalablement à ce qu’ils se disent bonjour. Il avait démontré à l’époque que ce réflexe inconscient était universel.
Ekman Paul, O’Sullivan M, Frank M.G , « A few Can Catch A liar”, Psychological Science, 10, 1999, pp. 263-266. En observant le visage et la voix, nous pouvons lire les signes du mensonge. Il suffit de regarder et d’écouter pour savoir ce qu’il en est. 1 % seulement de la population en est capable, sans que nous sachions ce qu’ont de particulier ces individus là.
Ekman et Friesen : Ekman P. , Friesen W. : Hand movements, Journal of Communication, 22, pp. 353-374. Les gestes autocentrés sur le corps sont des gestes qui permettent de fixer l’attention de notre interlocuteur. Nous parlons en synergologie, de microfixation lorsque nous évoquons ce type de gestes
Ekman Paul et Friesen W : “Detecting deception fom the body or face”, Journal of personality and Social Psychology , 29, pp. 288-298.Ekman et Friesen ont établi pour leur part que lorsque les gens ne sont pas sincères, ils inclinent systématiquement la tête à l’opposé des gens à qui ils sont confrontés. Sur l'analyse de la détection du mensonge sur le visage, nous suivons très largement Paul Ekman. Il semble en revanche extrêmement dommageable qu'il ne prenne jamais en considération les dissymétries du visage. Il ignore même totalement l'importance des hémisphères cérébraux lorsqu'il s'intéresse au corps.
Ekman Paul et Friesen W “Nonverbal leakage and cues to deception”, Psychiatry , 32, 1969, pp. 88-105. Ekman et Friesen montrent que lorsque les mots et les gestes se contredisent, nous choisissons toujours de croire davantage les gestes.
Exline R.V : Visual interaction : The glances of power and preference, in J Cole : Symposium of motivation, 1971, Lincoln, University of nebaska Press, PP. 163-206.Si nous nous regardons 60 % du temps environ, un autiste ne nous accordera pas plus de 4% de son temps de regard. Lorsque nous sommes les uns en face des autres, et que nous portons de l’intérêt à quelqu’un, nous regardons la personne qui nous intéresse plus longtemps et plus souvent. De son côté le fait d’être regardée donne à cette personne le sentiment d’être davantage appréciée.
Feyereisen Pierre: Le cerveau et la communication, Coll “ Psychologie d’aujourd’hui ”, P.U.F, 1994, 213 pages. La plupart d’entre nous pensent que les droitiers lorsqu’ils s’expriment font davantage de gestes de la main droite et que les gauchers eux se servent davantage de leur main gauche, c’est faux dans les deux cas. Une autre croyance véhiculée commodément voudrait que les gauchers aient les deux hémisphères cérébraux inversés par rapport aux droitiers, et qu’ils soient gauchers pour cette raison. C’est également une idée fausse.
Freedman N, et Steingart J : “Kinesic intenalization and language construction” in Spence DB : Psychoanalysis and contempory science, Vol IV, 1975, New York, University Press, pp. 355-403. Freedmann et Steingart sont les premiers à avoir distingué les “ gestes centrés sur un objet ” des “ gestes centrés sur le corps ”.
Frey, Siegfried, Hirsbrunner Hans-Peter, Florin Anne-Marie, Daw Walid, et Crawfod : “ Analyse intégrée du comportement non verbal et verbal dans le domaine de la Communication ” in La Communication non verbale de J Cosnier et A Brossard, Delachaux et Niestlé,1992, Neuchâtel , 244 pages.
1. Il a été démontré que lorsque la tête part dans le sens ou regardent les yeux, nous sommes plus doux et plus sincères. 2. Lorsque sur des tableaux de peintres, la tête est manipulée pour être inclinée, cette manipulation exerce des effets inéluctables sur la perception des personnages. Des êtres perçus jusque là comme orgueilleux, distants, sûr d’eux, arrogants, sans pitié, austères, apparaissent humbles bienveillants , doux, dès lors que la tête est légèrement retouchée pour être inclinée. De manière générale les hommes inclinent moins la tête que les femmes, car l’inclinaison n’est pas précisément un signe d’autorité.
Gardner Howard, Les intelligences multiples. Pour changer l’école : la prise en compte des différentes formes d’intelligence, Trad Retz 1996., Publié en 1983 aux Etats Unis sous le nom de Frame of minds (trad 1997) !!! . Il réfute la thèse favorable à un facteur d’intelligence unique. Ces formes d’intelligence sont : les intelligences langagières, logico-mathématiques, musicale, spatiale, kinesthésique, interpersonnelle, et intrapersonnelle.
Hall Edward : La dimension cachée, Ed le Seuil, 1972. Edward Hall est le premier à avoir travaillé très spécifiquement sur les distances de communication. Il a même inventé le mot proxémie pour définir sa méthode de lecture. Il distingue quatre distances principales, la distance intime, personnelle, sociale, publique.
Hattfield E, Costello J, Weisman MS, Denney C : “The impact of vocal Feedback on emotional experience and expression”, Journal of social behavior and personality, 10, 1995, 293-312.Le mouvement et la configuration des lèvres est important, car nous savons que selon nos états émotionnels notre rythme respiratoire peut varier. Or le rythme de la respiration, plus calme lorsque nous éprouvons des états émotionnels positifs se lit également sur nos lèvres. Nous aidons lorsque nos lèvres sont bien ouvertes et leur bord extérieur légèrement remonté , l’autre à communiquer de manière empathique, plus ouvertement en lui adressant davantage d’ouverture.
Heilman K.M et Watson R.T : “ Arousal and emotions ” in F Boller et Grafman J : Handbook of neuropsychology , 1983 , Vol 3 pp; 403-417, Amsterdam, Elsevier. Ces microdémangeaisons (“ micro ” parce qu’elles ne durent que très peu de temps et ne produisent pas de “ boutons ”, de marques visibles) sont caractéristiques de craintes émotionnelles. Elles sont la marque physique d’une vigilance émotionnelle.
Hess E.H, : “ Attitude and pupill size” Scientific Américan, 1965, 212, pp.46-54. La prise de conscience scientifique du rôle de la dilatation des pupilles dans la séduction a été mis en valeur.
Johnson Mark, The body in the mind ,Chicago, The University of Chicago Press, 1987, 233 p. Johnson veut envisager les façons dont les structures corporelles de notre expérience, les mouvements de notre corps, la manipulation d'objets, impliquent des patterns récurrents sans lesquels notre expérience serait chaotique et inintelligible. Il parle d'images schémas, ayant d'abord la structure d'une image, et émergeant comme des gestalts structurées de notre expérience. Leur projection métaphorique sur des domaines plus abstraits de notre expérience en permet la compréhension. C’est sans doute très important pour comprendre la structure de l’endroit ou sur le corps se produisent les microdémangeaisons.
Kimura D., : “ The neural basis of gesture ”, In H. Whitaker et H.A Whitaker : Studies in neurolinguistics, 1976 , Vol 2 (pp. 145-156). Lorsque des émotions nous traversent et nous perturbent , elles peuvent faire naître des réactions émotionnelles traduites par des démangeaisons très brèves , que les américains appellent arousal responses . “ Nous nous grattons ” , parce que “ ça pique ”. Et nous nous grattons davantage avec la main gauche ; et ce que nous soyons droitiers ou gauchers.
Kimura D et Humphrys C.A : “A comparison of left and right arm movement during speaking”, Neuropsychologia, 19, 1981, pp.807-812. En ouvrant les poignets et en les articulant, nous donnons de la force aux mots que nous employons lorsque nous les assortissons de gestes. Le rapport entre le verbe et le geste passe par eux.
Kraut E, Poe Donald : The deception judgement of Custom Inspectors and Laymen , Journal of personnality and social psychology, 39, 1980, pp 784-798. Une étude sur le mensonge a montré que les gens sont persuadés que ceux qui changent souvent de position sont en train de mentir. En fait ces auteurs ont prouvé que la posture n’a rien à voir avec la sincérité.
Lakoff George & Johnson Mark : Les métaphores dans la vie quotidienne (Traduit de l'anglais par Michel de Fornel, en collaboration avec Jean-Jacques Lecercle)Les Éditions de Minuit (Propositions), 1985. Édition originale, The University of Chicago, 1980. Pour les auteurs notre langage dans son usage le plus quotidien est traversé par la métaphore. Nous utilisons des métaphores pour décrire des expériences que nous pourrions, par ailleurs, définir suivant les termes qui leur correspondent, mais, plus radicalement, et que sans métaphore nous ne pourrions pas parler de nos expériences les plus fondamentales. Une proposition vraie n'est plus une proposition qui correspond à la réalité telle qu'elle est en elle même, mais une proposition qui correspond à la réalité telle que nous la comprenons. Or, comme elle est comprise grâce à des métaphores, on peut dire, en quelque sorte, que la réalité est structurée par notre système métaphorique.
LeDoux Joseph : “ Emotional memory system in the brain ”, Behavioral and brain research 58, 1993. Joseph Le Doux a démontré que lorsque nous sentions que le moment que nous sommes en train de vivre était un moment vraiment important , le cortex envoyait à l’amygdale le signal de retenir ce moment pour que nous puissions nous en souvenir plus précisément. Nous clignons alors très fortement et très longuement des paupières pour ne rien oublier, avoir le sentiment de “ garder en nous ” le moment , l’instant magique.
Mc Neill D : “So you think gestures are nonverbal ?” Psychological review, 92, 1986, pp. 350-371. Que nous soyons gauchers ou droitiers, nous utilisons bien nos deux mains lorsque nous effectuons des gestes, et ne privilégions pas forcément notre main motrice .
Manning John et Andrew Chamberlain En 1990 deux éthologues anglais , de l’université de Liverpool ont observé des primates dans un zoo et analysé des films et des photographies de ces mêmes singes dans la nature . Ils ont contaté que 85% des chimpanzés, 82% des gorilles, et 75% des orang outangs portent leur progéniture à gauche… ce comportement serait apparu il y a plus de 6 à 8 millions d’années. Jacques Vauclair, Cerveau et Psycho,4, 2004, pp 24-25.
Mehrabian Albert : Nonverbal communication, Chicago, Aldine-Atherton , 1972.Albert Mehrabian montre que le contenu des mots ne représente que de 7% de la communication ! A côté des mots 38% de la communication est imputée à l’expression vocale (le ton, le timbre, l’intonation de la voix), et 55 % à la communication non verbale. Il est le premier à traduire par des chiffres la proportion du langage non verbal par rapport à celle des mots en 1972. Ses chiffres font toujours référence dans la communauté scientifique. En fait l'intérêt n'est pa tant dans les pourcentages qu dna la reconnaissance statistique de l'importance de la communication non verbale dnas la communication.
Mehrabian Albert :Nonverbal communication, Chicago, Aldine-Atherton , 1972. Lorsque deux individus de positions hiérarchiques différentes sont en discussion l’un avec l’autre , la contraction musculaire des mains de celui qui sera subordonné sera toujours plus importante que celle de son supérieur.
Hubert Montagner, L’enfant et la communication, 1978, 418 pages (p.95)
Les enfants dès la naissance ont repéré l’inclinaison latérale de la tête chez leurs parents lorsque ceux-ci sont détendus. Dés 14 mois pour les plus précoces, ils répètent cette attitude. Nous découvrons alors qu’elle est clairement pour leurs petits camarades une attitude d’apaisement. Hubert Montagner a même établi des statistiques pour traduire l’impact de cette attitude sur la communication ambiante. Il est assez catégorique : “ Dans plus de 90 % de nos observations (619 fois sur 678) de nos observations, l’inclinaison de la tête sur l’épaule et l’inclination latérale de la tête et du buste quand elles n’étaient pas précédées d’un geste de saisie, d’une menace ou d’une agression, ont établi le renforcement d’un contact.
Montagner Hubert L’enfant et la communication, 1978, 418 pages. Certains enfants sont repérés très tôt comme des êtres plus séduisants que leurs petits camarades . Leur présence est davantage recherchée dans les groupes de jeux. Dominants naturels , ils s’opposent par leur calme et leur détente aux dominants agressifs qui cherchent à s’imposer par la force. Dans les groupes où ces enfants sont intégrés , moins de tensions naissent que dans d’autres groupes. Ils sont plus aimés et écoutés que les autres. Clairement repérés au milieu de leurs camarades de jeu , ces enfants n’ont souvent pas plus de 31 mois
Moscovici S , Plon M : Les situations : observations théoriques et expérimentales, Bulletin de psychologie, 1966, 19 , pp ; 702-722 La gestuelle a vraiment une mission principale , celle de renforcer la communication lorsque les hommes et les femmes sont en relation. Nous savons que lorsque nos partenaires se trouvent hors de notre vue , comme c’est le cas si nous nous parlons à travers une cloison , nos gestes ont tendance à disparaître.
Morow L, Urtunski B, Kim Y, Boller F :”Arousal responses to emotional stimuli and laterality of lesion” , Neuropsychologia, 1981, 19, 65-71 Dans les moments de fermeture , le corps humain réagit très souvent par des vasodilatations dues à une modification électrodermale .Durant un très court instant nous éprouvons alors des petites démangeaisons
Murphy S.T, Zajonc R.B : “Affect, cognition and awareness : Affecting priming with optimal and suboptimal stimulus exposures”. Journal of personality and Social psychology, 64, 723-739. En matière d’images subliminales, le cerveau peut aller jusqu’à percevoir des images dont la durée de projection sur un écran n’excède pas 10 à 50 millièmes de secondes ! Les personnes à qui elles sont projetées, ne sont pas conscientes de les avoir vues, pourtant si on les interroge après la projection, nous nous apercevons alors qu’elles ont intégrés le contenu de ces images; et que celles ci ont modifié leurs émotions, autant que la perception de leur contexte. Derrière la projection fugace d’un visage joyeux sur un écran par exemple, les informations sans contenu affectif qui sont projetées ensuite sont davantage appréciées que si le visage n’était pas apparu. Dans d’autres expériences un visage colérique est présenté durant quatre millisecondes. Un symbole chinois est projeté ensuite derrière le visage désagréable. Ce symbole est moins apprécié que d’autres symboles chinois présentés ensuite .
Reich Wilhelm : Character analysis, New York , Orgone Institute Press, 1949 Les fermetures affectives finissent par avoir des répercussions proprement corporelles. Notion de carapace corporelle.
Reich Wilheim : L’analyse caractérielle, Payot, 1972 . Wilheim Reich est le premier à avoir fait la démonstration, qu’une catégorie particulière de muscles, les muscles lisses gérés par le système neurovégétatif mettent de 40 à 400 fois plus de temps que les muscles striés à se détendre face à un stress.
Robert-Ouvray Suzanne.B : Intégration motrice et développement psychique, Desclée de Brouwer, 276 pages, Paris, 1997. A la naissance les poignets de l’enfant ne sont pas ouverts. Ils tiennent l’axe de leurs bras plus fermés contre leur poitrine. Tournés sur eux jusqu'à six mois, ils s’approprient les divers objets qui leur sont adressés. Puis à cet âge , brusquement ils se mettent à jeter les objets. A six mois les enfants ne délaissent plus par manque d’attention, ils décident de nous séparer, ils sont prêts à s’ouvrir. Ils perçoivent qu’il y a l’extérieur, l’Autre différent de soi. L’attitude consistant à prendre conscience d’une réalité autre que sa réalité propre apparaît chez l’enfant dans des stratégies dans lesquelles il se débarrasse des objets.
Rosenthal Robert : “The PONS test : Measuring Sensitivity to nonverbal cues” in P; Mac Reynolds : Advances in Psychology Assessment, Jossey-Bass, San Francisco, 1977. Robert Rosenthal permet de comprendre lui grâce à un test aujourd’hui reconnu que les mots représentent moins de 10 % et la communication. Il met en place un test qui permet de comprendre de mesurer à quel point l’intelligence sensible entre individus passe par des processus inconscients dans lesquels les mots n’occupent qu’une faible part.
Salk (Lee) observa en 1962 à partir de 287 mères que 8 femmes sur 10 portent leur bébé sur le bras gauche. Et ce aussi bien sous nos latitudes qu’au Sri Lanka , à l’Afrique du Sud que jusque dans les tribus d’Amazonie. Les femmes ayant le cœur à droite (ca existe) portent aussi leur enfant à gauche. Vauclair Jacques : Cerveau et Psycho, 4, 2004, pp pp24-25.
Scherer K.R et Wallbott H.G : Evidence for universality and cultural variation of differential émotion response patterning. Jounal of personality and Social psychology, 1994, 66, pp. 310-328. Il dit en substance que les émotions primaires exprimées par le visage, sont innées et reconnues par tous les peuples quels que soient leurs cultures. Klaus Scherer a travaillé sur la reconnaissance des émotions à partir d’êtes humains qui venaient de 37 pays différents.
Schwartz et Coll : “Inhibited and unhinibited infants “ grow up ”, adult amygdalar response to novelty”, in Science, Vol 300 , 2003. Le complexe amygdalien préparant les réponses pour la lutte ou par la fuite se trouve suractivé en cas de rencontre avec des individus nouveaux . Ce qui n’est plus vrai lorsque nous regardons les être humains que nous connaissons.
Sieratski J.B et B.Woll.B, “ Why do mothers cradle babies on their left ? ” The Lancet vol 347. P 1746, 1996. En 1996 les médecins londoniens Harry Sieratzki et Bencie Woll ont soutenu que des informations de nature émotionnelle sont envoyées de manière privilégiée vers l’hémisphère cérébral droit. Lorsqu’un enfant est tenu sur le côté gauche de la mère, son visage occupe la gauche du champ visuel de la mère et est proche de son oreille gauche. Un portage à gauche aurait tendance à faciliter les interactions affectives entre mère et enfant. Le portage à gauche permettrait à la mère de contrôler les émotions du nourrisson et à ce dernier de mieux percevoir le côté gauche du visage de sa mère, qui est,le plus expressif.
Skinner M et Mullen B : “ Facial assymetry in emotional expression : A meta-analysis of research ”. British Journal of psychology, 1991, 30, pp. 113-124. Pour eux le visage gauche est reconnu comme plus expressif. Cet état de fait remonterait aux premiers temps de la vie, dans le rapport tissé entre la mère et l'enfant de regard à regard.
TINBERGEN, Early childhood autism - an ethological approach, Berlin & Hamburg, Parey, (1972). Idée développée que La "posture de sollicitation" entraîne la création de liens. "Pendant trois années consécutives de travail à la crèche, nous avons vu trois fois un groupe se former autour d'un enfant que nous avons qualifié de dominant, c'est-à-dire s'imposant le plus souvent pour l'acquisition d'un objet, parvenant à occuper plus facilement, plus souvent et plus longtemps un élément nouveau de l'espace habituel (par exemple, une table retournée sur une autre). Cet enfant est en même temps le leader : il a souvent l'initiative des poursuites ludiques, de séquences gestuelles déclenchant l'imitation et/ou le rire (balancement rythmé de la tête et du corps, mimiques forcées, etc). Ce leader-dominant est, au début de la formation d'un groupe, l'un de ceux qui présentent le plus d'éléments d'apaisement (sourires, caresses, offrandes spontanées, balancement de la tête devant un enfant menaçant, etc). Son comportement de sollicitation non verbale est très développé et relativement fréquent. De façon générale, il a une gestualité "signifiante" (la posture de sollicitation, entre autres) : elle lui sert à établir et maintenir des liens étroits avec les autres, à solliciter (et obtenir) leur attention, leurs gestes d'affection et leurs offrandes, sans manifester ou déclencher d'agresssion. Il semble donc bien qu'une autre fonction de cette gestualité signifiante soit la canalisation de l'agressivité, au moins au début de la formation d'un groupe. Nous retrouvons là les principales fonctions des actes ritualisés des animaux. Ce type de gestualité est aussi présent chez les enfants qui gravitent autour du leader-dominant et facilite certaines formes d'imitation et de coopération.
Tubbs s.l, Moss s : The non verbal message in human communication, Mc Graw Hill 1994, Singapour : A la suite de Edward Hall, ils distinguent les cultures à haut contact (Gréce, Italie) des cultures à bas contact (Suède, Ecosse).
Tucker D.M , Williamson P.A : “Asymétric neural control systems in human self regulation”, Psychological review, 91, pp. 185-215. Pour eux, lorsque nous voyons comment réagissent nos membres supérieurs il semble ne pas faire de doute que l’hémisphère droit aurait pour fonction l’ouverture émotionnelle, l’hémisphère gauche celui de l’attention contrôlée.
Vertischel Patrick : « La main du diable », Cerveau et psycho 6, pp.68-72.Il travaille sur l’aparaxie diagonistique. Ce qui se passe lorsque les deux hémisphères ne communiquent plus ensemble et que les deux mains semblent agir sans coordination entre elles. Il écrit : « Dans les apraxies diagonistiques, tout se passe comme si l’hémisphère gauche, (la main droite) agissait en pleine conscience, répondant à l’intention du sujet, alors que l’hémisphère droit (la main gauche) devenait autonome exprimant une individualité différente. »… « On pourrait voir là une illustration du bien et du mal, ou encore de l’inconscient psychanalytique : le cerveau gauche bénéficiant d’une double dominance dans le geste et le langage , décide et agit en pleine conscience : il sait définir ce qu’il va faire et rapporter ce qu’il a fait . En revanche les réponses du cerveau droit sont plus implicites , souvent automatiques quand le contexte est usuel. Ces actions sont parfois non conscientes , n’atteignent pas le stade de la conscience ».
Zoccolotti P., Scabini D., Violani C., : “ Electrodermal responses in patients with unilateral brain damage ”. Journal of clinical Neuropsychology, 4, pp. 143-150. Les malades atteints d’une lésion de l’hémisphère droit présentent des réactions amoindries à ces stimuli émotionnels et se microdémangent beaucoup moins.
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