La Synergologie ne naît pas sur un terrain vierge de compétences, très loin de là. Elle bénéficie de l’apport de plusieurs paradigmes à partir desquels les concepts synergologiques vont se trouver fondés. Evoquons quelques unes de ces découvertes.
Charles Darwin (1809-1882) dès le XIX ème siècle plaide pour l’universalité des émotions. Il publie en 1872 un ouvrage intitulé en français « l’expression des émotions chez l’homme et les animaux » où il avance cette idée que les êtres humains exprimeraient leurs émotions de la même manière, quelles que soient les contrées dans lesquelles ils se trouvent. Cette thèse est aujourd’hui défendue dans le menu par Paul Ekman notamment, et nous reprenons à notre compte cette idée d’importance. La microgestuelle d’un individu quel que soit son lieu de naissance, pourra être lue à partir de critères constants et uniformes.
Ray Birdhwhistell (1918-1994) puis à sa suite le mouvement dit de Palo Alto, fort de penseurs comme Paul Watzlawick (1921, ), Margaret Mead (1901-1978), Erwing Goffman (1922-1982) … vont imposer l’idée que la communication fonctionne comme un système dans lequel nous sommes partie prenante. Lorsque deux êtres humains communiquent ensemble, leur communication ne saurait être lue de manière linéaire. Dans le même instant t , leurs interactions sont étroitement liées. Nous faisons nôtre ce second paradigme.
Lorsque Gregory Bateson (1904-1980), fonde la théorie de la « double contrainte » pour montrer que nous pouvons très bien envoyer deux messages en même temps de nature contradictoire. Il montre dans le détail combien le langage du corps joue un rôle primordial dans cette opération. Il ouvre une autre voie pour lire la communication non verbale et nous marchons volontiers dans ses brisées.
Les travaux du Pr Roger W Sperry (1913-194) sur le cerveau et l’importance hémisphérique, ont ouvert la voie à une tradition de recherche dans laquelle nous allons bien évidemment puiser de nombreuses références. Il montre dès le début des années 1960 que les deux hémisphères du cerveau traitent des informations distinctes, ce qu’il appelle l’asymétrie cérébrale fonctionnelle. En Synergologie la distinction entre la droite du visage et du corps en mouvement est primordiale.
Les découvertes les plus récentes sur le rôle de l’amygdale cérébrale et son rapport au traitement visuel de l’information tel qu’il est décrit notamment dans des travaux récents (1994) de Joseph Ledoux retient toute notre attention, car il intéresse également le clignement de paupières dont le rôle est central en Synergologie.
Ces quelques auteurs sont des repères. Ils sont loin d’être les seuls, ils sont simplement parmi les plus significatifs.
Fabriquer des propositions qui soient aussi recevables scientifiquement que critiquables à partir des critères scientifiques, est au cœur de la démarche synergologique. La discipline soumet au même regard critique que ce qu’elle s’impose, les propositions non verbales émises hors de son champ.
Vingt ans d'observations non verbales, de construction de la discipline, d'enseignements tirés d'apports scientifiques et surtout d'une démarche rigoureuse, permettent de construire aujourd'hui des propositions non verbales au-dessus de tout soupçon. Les articles qui suivent nous permettent de mieux vous les présenter.
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